Lecture en parallèle
Siracide 30
Crampon 1923
À propos de cette édition1Celui qui aime son fils lui fait souvent sentir le fouet, afin d’en avoir ensuite de la joie.
2Celui qui élève bien son fils retirera de lui des avantages, et il se glorifiera de lui devant ses connaissances.
3Celui qui instruit son fils rendra son ennemi jaloux, et il se réjouira de lui devant ses amis.
4Son père vient-il à mourir ? C’est comme s’il n’était pas mort, car il laisse après lui quelqu’un qui lui ressemble.
5Pendant sa vie, il le voit et se réjouit, et, à sa mort, il n’est point affligé.
6Il laisse quelqu’un qui le vengera de ses ennemis, et témoignera de la reconnaissance à ses amis.
7Celui qui gâte son fils bandera ses blessures, et, à chacun de ses cris, ses entrailles seront émues.
8Le cheval indompté devient intraitable : ainsi le fils abandonné à lui-même devient inconsidéré.
9Caresse ton enfant, et il te fera trembler, joue avec lui, et il te contristera.
10Ne ris pas avec lui, de peur que tu n’aies à t’affliger avec lui, et qu’à la fin tu ne grinces des dents.
11Ne lui donne pas toute liberté dans sa jeunesse, et ne ferme pas les yeux sur ses folies.
12[Fais plier sa tête pendant sa jeunesse,] et meurtris-lui les flancs pendant qu’il est enfant, de peur qu’il ne devienne opiniâtre et ne t’obéisse plus, [et que tu n’aies la douleur au cœur.]
13Corrige ton fils, et fais-le travailler, de peur qu’il ne trébuche par ta honteuse faiblesse.
14Mieux vaut un pauvre sain et vigoureux, qu’un riche flagellé dans son corps par la maladie.
15La santé et la bonne complexion valent mieux que tout l’or, et un corps vigoureux est préférable à une immense fortune.
16Il n’y a pas de richesse préférable à la santé du corps, et il n’y a pas de joie meilleure que la joie du cœur.
17Mieux vaut la mort qu’une vie d’amertume, et l’éternel repos qu’une souffrance continuelle.
18Des biens répandus sur une bouche fermée sont comme les offrandes d’aliments placés sur une tombe.
19Que sert l’offrande à une idole ? Elle ne la mangera pas et n’ en sentira pas l’odeur :
20ainsi en est-il de l’homme que Dieu poursuit par la maladie : Il voit de ses yeux, et il soupire, comme soupire un eunuque qui tient une vierge dans ses bras.
21N’abandonne pas ton âme à la tristesse, et ne te tourmente pas par tes réflexions.
22La joie au cœur est la vie de l’homme, et l’allégresse de l’homme est pour lui longueur de jours.
23Aime ton âme et console ton cœur, et chasse loin de toi la tristesse ; le chagrin en a tué beaucoup, et il n’y a pas en lui de profit.
24L’emportement et la colère abrègent les jours, et les soucis amènent la vieillesse avant le temps.
25Le cœur généreux et bon prend soin des mets qui forment sa nourriture.
Vulgate clémentine 1598
À propos de cette édition1[Qui diligit filium suum assiduat illi flagella, ut lætetur in novissimo suo, et non palpet proximorum ostia.
2Qui docet filium suum laudabitur in illo, et in medio domesticorum in illo gloriabitur.
3Qui docet filium suum in zelum mittit inimicum, et in medio amicorum gloriabitur in illo.
4Mortuus est pater ejus, et quasi non est mortuus: similem enim reliquit sibi post se.
5In vita sua vidit, et lætatus est in illo: in obitu suo non est contristatus, nec confusus est coram inimicis:
6reliquit enim defensorem domus contra inimicos, et amicis reddentem gratiam.
7Pro animabus filiorum colligabit vulnera sua, et super omnem vocem turbabuntur viscera ejus.
8Equus indomitus evadit durus, et filius remissus evadet præceps.
9Lacta filium, et paventem te faciet: lude cum eo, et contristabit te.
10Non corrideas illi, ne doleas, et in novissimo obstupescent dentes tui.
11Non des illi potestatem in juventute, et ne despicias cogitatus illius.
12Curva cervicem ejus in juventute, et tunde latera ejus dum infans est, ne forte induret, et non credat tibi, et erit tibi dolor animæ.
13Doce filium tuum, et operare in illo, ne in turpitudinem illius offendas.]
14[Melior est pauper sanus, et fortis viribus, quam dives imbecillis et flagellatus malitia.
15Salus animæ in sanctitate justitiæ melior est omni auro et argento: et corpus validum quam census immensus.
16Non est census super censum salutis corporis, et non est oblectamentum super cordis gaudium.
17Melior est mors quam vita amara, et requies æterna quam languor perseverans.
18Bona abscondita in ore clauso, quasi appositiones epularum circumpositæ sepulchro.
19Quid proderit libatio idolo? nec enim manducabit, nec odorabit.
20Sic qui effugatur a Domino, portans mercedes iniquitatis:
21videns oculis et ingemiscens, sicut spado complectens virginem, et suspirans.
22Tristitiam non des animæ tuæ, et non affligas temetipsum in consilio tuo.
23Jucunditas cordis, hæc est vita hominis, et thesaurus sine defectione sanctitatis: et exsultatio viri est longævitas.
24Miserere animæ tuæ placens Deo, et contine: congrega cor tuum in sanctitate ejus, et tristitiam longe repelle a te.
25Multos enim occidit tristitia, et non est utilitas in illa.
26Zelus et iracundia minuunt dies, et ante tempus senectam adducet cogitatus.
27Splendidum cor et bonum in epulis est: epulæ enim illius diligenter fiunt.]
Douay-Rheims 1899
À propos de cette édition1He that loveth his son, frequently chastiseth him, that he may rejoice in his latter end, and not grope after the doors of his neighbours.
2He that instructeth his son shall be praised in him, and shall glory in him in the midst of them of his household.
3He that teacheth his son, maketh his enemy jealous, and in the midst of his friends he shall glory in him.
4His father is dead, and he is as if he were not dead: for he hath left one behind him that is like himself.
5While he lived he saw and rejoiced in him: and when he died he was not sorrowful, neither was he confounded before his enemies.
6For he left behind him a defender of his house against his enemies, and one that will requite kindness to his friends.
7For the souls of his sons he shall bind up his wounds, and at every cry his bowels shall be troubled.
8A horse not broken becometh stubborn, and a child left to himself will become headstrong.
9Give thy son his way, and he shall make thee afraid: play with him, and he shall make thee sorrowful.
10Laugh not with him, lest thou have sorrow, and at the last thy teeth be set on edge.
11Give him not liberty in his youth, and wink not at his devices.
12Bow down his neck while he is young, and beat his sides while he is a child, lest he grow stubborn, and regard thee not, and so be a sorrow of heart to thee.
13Instruct thy son, and labour about him, lest his lewd behaviour be an offence to thee.
14Better is a poor man who is sound, and strong of constitution, than a rich man who is weak and afflicted with evils.
15Health of the soul in holiness of justice, is better then all gold and silver: and a sound body, than immense revenues.
16There is no riches above the riches of the health of the body: and there is no pleasure above the joy of the heart.
17Better is death than a bitter life: and everlasting rest, than continual sickness.
18Good things that are hidden in a mouth that is shut, are as masses of meat set about a grave.
19What good shall an offering do to an idol? for it can neither eat, nor smell:
20So is he that is persecuted by the Lord, bearing the reward of his iniquity:
21He seeth with his eyes, and groaneth, as an eunuch embracing a virgin, and sighing.
22Give not up thy soul to sadness, and afflict not thyself in thy own counsel.
23The joyfulness of the heart, is the life of a man, and a never failing treasure of holiness: and the joy of a man is length of life.
24Have pity on thy own soul, pleasing God, and contain thyself: gather up thy heart in his holiness: and drive away sadness far from thee.
25For sadness hath killed many, and there is no profit in it.
26Envy and anger shorten a man’s days, and pensiveness will bring old age before the time.
27A Cheerful and good heart is always feasting: for his banquets are prepared with diligence.