Passage

Utilisez cette option si vous avez déjà la référence complète. Ex. : Jean 3, 16-18 ou Jn 1, 1-3.

Traductions comparées3 sur 12
Crampon 1923Vulgate clémentine 1598Douay-Rheims 1899
Choisir les traductions9 langues

Lecture en parallèle

Sagesse 15

Crampon 1923

À propos de cette édition

1Mais vous, ô notre Dieu, vous êtes bon, fidèle et patient, et vous gouvernez tout avec miséricorde.

2Lors même que nous péchons, nous sommes à vous, connaissant votre puissance ; mais nous ne voulons pas pécher, car nous savons que nous sommes comptés parmi les vôtres.

3Vous connaître est la justice parfaite, et connaître votre puissance est la racine de l’immortalité.

4Nous n’avons pas été égarés par l’invention d’un art funeste, ni par une figure barbouillée de diverses couleurs, vain travail d’un peintre :

5objets dont l’aspect excite la passion de l’insensé, qui s’éprend pour la figure inanimée d’une image sans vie.

6Affectionnant le mal, ils sont dignes de telles espérances, aussi bien ceux qui les font que ceux qui les aiment ou les adorent.

7En effet, voici un potier qui pétrit laborieusement la terre molle ; il façonne chaque vase pour notre usage, et de la même argile il fait des vases qui sont destinés à de nobles emplois, et d’autres à des emplois tout contraires, sans distinguer nullement à quel usage chacun d’eux devra servir : c’est le potier qui en est juge.

8Ensuite, par un travail impie, de la même argile, il façonne une vaine divinité, lui qui, naguère fait de terre, retournera bientôt au lieu d’où il a été tiré, quand on lui redemandera son âme qui lui avait été prêtée.

9Pourtant il ne s’inquiète pas de ce que ses forces s’épuisent, ni de ce que sa vie est courte ; mais il rivalise avec ceux qui travaillent l’or et l’argent, il imite ceux qui travaillent l’airain, et met sa gloire à exécuter des figures trompeuses.

10Son cœur est comme de la cendre, son espérance est plus vile que la terre, et sa vie est de moindre valeur que l’argile.

11Car il méconnaît celui qui l’a fait, qui lui a inspiré une âme agissante, et a mis en lui un souffle de vie.

12Il regarde notre existence comme un amusement, la vie comme un marché où l’on se rassemble pour le gain ; car, disent-ils, « il faut acquérir par tous les moyens, même par le crime. »

13Car celui-là sait bien qu’il est plus coupable que tous les autres, qui, de la même terre, façonne des vases fragiles et des idoles.

14Mais ils sont tous très insensés, et plus malheureux que l’âme d’un enfant, les ennemis de votre peuple qui le tiennent dans l’oppression !

15Car ils ont regardé comme des dieux toutes les idoles des nations, qui ne peuvent user de leurs yeux pour voir, ni de leurs narines pour respirer l’air, ni de leurs oreilles pour entendre, ni des doigts de leurs mains pour toucher, et dont les pieds sont incapables de marcher.

16C’est un homme qui les a faites, et c’est celui à qui on a prêté le souffle qui les a façonnées. Il n’est pas d’homme qui puisse faire un dieu semblable à lui,

17car, étant mortel, il ne fait de ses mains impies qu’une œuvre morte ; il vaut mieux que les objets qu’il adore, car au moins il a la vie, et eux ne l’ont jamais eue.

18Ils rendent un culte aux animaux les plus odieux, lesquels, jugés d’après la stupidité, sont pires que les autres.

19Il n’y a rien de bon en eux qui fasse naître l’affection, comme à l’aspect d’ autres animaux ; ils échappent à la louange de Dieu et à sa bénédiction.

Vulgate clémentine 1598

À propos de cette édition

1[Tu autem, Deus noster, suavis et verus es, patiens, et in misericordia disponens omnia.

2Etenim si peccaverimus, tui sumus, scientes magnitudinem tuam; et si non peccaverimus, scimus quoniam apud te sumus computati.

3Nosse enim te, consummata justitia est; et scire justitiam et virtutem tuam, radix est immortalitatis.

4Non enim in errorem induxit nos hominum malæ artis excogitatio, nec umbra picturæ labor sine fructu, effigies sculpta per varios colores:

5cujus aspectus insensato dat concupiscentiam, et diligit mortuæ imaginis effigiem sine anima.

6Malorum amatores digni sunt qui spem habeant in talibus, et qui faciunt illos, et qui diligunt, et qui colunt.]

7[Sed et figulus mollem terram premens, laboriose fingit ad usus nostros unumquodque vas; et de eodem luto fingit quæ munda sunt in usum vasa, et similiter quæ his sunt contraria: horum autem vasorum quis sit usus, judex est figulus.

8Et cum labore vano deum fingit de eodem luto ille qui paulo ante de terra factus fuerat, et post pusillum reducit se unde acceptus est, repetitus animæ debitum quam habebat.

9Sed cura est illi non quia laboraturus est, nec quoniam brevis illi vita est: sed concertatur aurificibus et argentariis; sed et ærarios imitatur, et gloriam præfert, quoniam res supervacuas fingit.

10Cinis est enim cor ejus, et terra supervacua spes illius, et luto vilior vita ejus:

11quoniam ignoravit qui se finxit, et qui inspiravit illi animam quæ operatur, et qui insufflavit ei spiritum vitalem.

12Sed et æstimaverunt ludum esse vitam nostram, et conversationem vitæ compositam ad lucrum, et oportere undecumque etiam ex malo acquirere.

13Hic enim scit se super omnes delinquere, qui ex terræ materia fragilia vasa et sculptilia fingit.

14Omnes enim insipientes, et infelices supra modum animæ superbi, sunt inimici populi tui, et imperantes illi:

15quoniam omnia idola nationum deos æstimaverunt, quibus neque oculorum usus est ad videndum, neque nares ad percipiendum spiritum, neque aures ad audiendum, neque digiti manuum ad tractandum, sed et pedes eorum pigri ad ambulandum.

16Homo enim fecit illos; et qui spiritum mutuatus est, is finxit illos. Nemo enim sibi similem homo poterit deum fingere.

17Cum enim sit mortalis, mortuum fingit manibus iniquis. Melior enim est ipse his quos colit, quia ipse quidem vixit, cum esset mortalis, illi autem numquam.]

18[Sed et animalia miserrima colunt; insensata enim comparata his, illis sunt deteriora.

19Sed nec aspectu aliquis ex his animalibus bona potest conspicere: effugerunt autem Dei laudem et benedictionem ejus.]

Douay-Rheims 1899

À propos de cette édition

1But thou, our God, art gracious and true, patient, and ordering all things in mercy.

2For if we sin, we are thine, knowing thy greatness: and if we sin not, we know that we are counted with thee.

3For to know thee is perfect justice: and to know thy justice, and thy power, is the root of immortality.

4For the invention of mischievous men hath not deceived us, nor the shadow of a picture, a fruitless labour, a graven figure with divers colours,

5The sight whereof enticeth the fool to lust after it, and he loveth the lifeless figure of a dead image.

6The lovers of evil things deserve to have no better things to trust in, both they that make them, and they that love them, and they that worship them.

7The potter also tempering soft earth, with labour fashioneth every vessel for our service, and of the same clay he maketh both vessels that are for clean uses, and likewise such as serve to the contrary: but what is the use of these vessels, the potter is the judge.

8And of the same clay by a vain labour he maketh a god: he who a little before was made of earth himself, and a little after returneth to the same out of which he was taken, when his life which was lent him shall be called for again.

9But his care is, not that he shall labour, nor that his life is short, but he striveth with the goldsmiths and silversmiths: and he endeavoureth to do like the workers in brass, and counteth it a glory to make vain things.

10For his heart is ashes, and his hope vain earth, and his life more base than clay:

11Forasmuch as he knew not his maker and him that inspired into him the soul that worketh, and that breathed into him a living spirit.

12Yea and they have counted our life a pastime, and the business of life to be gain, and that we must be getting every way, even out of evil.

13For that man knoweth that he offendeth above all others, who of earthly matter maketh brittle vessels, and graven gods.

14But all the enemies of thy people that hold them in subjection, are foolish, and unhappy, and proud beyond measure:

15For they have esteemed all the idols of the heathens for gods, which neither have the use of eyes to see, nor noses to draw breath, nor ears to hear, nor fingers of hands to handle, and as for their feet, they are slow to walk.

16For man made them: and he that borroweth his own breath, fashioned them. For no man can make a god like to himself.

17For being mortal himself, he formeth a dead thing with his wicked hands. For he is better than they whom he worshippeth, because he indeed hath lived, though he were mortal, but they never.

18Moreover they worship also the vilest creatures: but things without sense compared to these, are worse than they.

19Yea, neither by sight can any man see good of these beasts. But they have fled from the praise of God, and from his blessing.