Lecture en parallèle
Esther 13
Crampon 1923
À propos de cette édition1Voici la copie de cette lettre : « Assuérus, le grand roi, aux satrapes et aux gouverneurs des cent vingt-sept provinces, de l’Inde à l’Ethiopie, lesquels sont soumis à ses ordres, mande ce qui suit :
2« Quoique je commande à un très grand nombre de nations et que j’aie soumis tout l’univers, je veux, non pas abuser de ma puissance pour m’enorgueillir, mais, par un gouvernement toujours clément et doux, assurer continuellement à mes sujets une vie sans trouble ; et, procurant à mon royaume le calme et la sécurité jusqu’à ses extrêmes frontières, faire refleurir la paix chère à tous les mortels.
3Ayant donc demandé à mes conseillers de quelle manière mes intentions pouvaient être réalisées, l’un d’eux, nommé Aman, qui excelle parmi nous en sagesse, qui est connu pour son dévouement inaltérable et sa fidélité constante, et qui occupe la seconde place dans le royaume,
4m’a fait connaître qu’il y a un peuple mal intentionné, mêlé à toutes les tribus qui sont sur la terre, en opposition avec tous les peuples au nom de ses lois, méprisant continuellement les commandements des rois, de façon à empêcher la parfaite harmonie de l’empire que nous dirigeons.
5Ayant donc appris que ce seul peuple, en contradiction perpétuelle avec tout le genre humain, s’en séparant par le caractère étrange de ses lois, et mal affectionné à nos intérêts, commet les derniers excès et empêche ainsi la prospérité du royaume,
6nous avons ordonné que ceux qui vous sont désignés dans les lettres d’Aman, lequel est à la tête des affaires et honoré comme notre second père, soient tous, avec femmes et enfants, radicalement exterminés par le glaive de leurs ennemis, sans aucune miséricorde ni clémence, le quatorzième jour du douzième mois, le mois d’Adar, de la présente année ;
7afin que ces hommes, autrefois et maintenant encore hostiles, descendant le même jour, par mort violente, aux enfers, rendent pour les temps à venir à nos affaires une prospérité et une paix parfaites ».
8Et Mardochée pria le Seigneur, se souvenant de toutes ses œuvres.
9Il dit : « Seigneur, Seigneur, Roi tout-puissant, toutes choses sont soumises à votre pouvoir, et il n’est personne qui puisse Vous faire obstacle, si Vous avez résolu de sauver Israël.
10C’est Vous qui avez fait le ciel et la terre, et toutes les merveilles qui sont sous le ciel.
11Vous êtes le Seigneur de toutes choses et nul ne peut Vous résister, à Vous le Seigneur !
12Vous connaissez toutes choses et Vous savez que ce n’est ni par insolence, ni par orgueil, ni par quelque désir de gloire que j’ai agi en ne me prosternant pas devant le superbe Aman,
13car volontiers, pour le salut d’Israël, je serais prêt à baiser les traces mêmes de ses pas.
14Mais je l’ai fait pour ne pas mettre l’honneur d’un homme au-dessus de l’honneur dû à mon Dieu ; et jamais je ne me prosternerai devant un autre que Vous, mon Seigneur, et ce n’est pas par orgueil que j’agirai de la sorte.
15Maintenant donc, Seigneur mon Dieu et mon Roi, Dieu d’Abraham, ayez pitié de votre peuple, parce que nos ennemis jettent les yeux sur nous pour nous perdre et veulent détruire votre antique héritage.
16Ne méprisez pas votre lot, que Vous avez racheté pour Vous de la terre d’Égypte. Exaucez ma prière !
17Soyez favorable à votre part d’héritage et changez notre deuil en joie, afin que, conservant la vie, nous célébrions votre nom, Seigneur, et ne fermez pas la bouche de ceux qui vous louent. »
18Tout Israël cria aussi vers le Seigneur de toutes ses forces ; car ils avaient la mort devant les yeux.
Vulgate clémentine 1598
À propos de cette édition1Rex maximus Artaxerxes ab India usque Æthiopiam, centum viginti septem provinciarum principibus et ducibus qui ejus imperio subjecti sunt, salutem.
2Cum plurimis gentibus imperarem, et universum orbem meæ ditioni subjugassem, volui nequaquam abuti potentiæ magnitudine, sed clementia et lenitate gubernare subjectos, ut absque ullo terrore vitam silentio transigentes, optata cunctis mortalibus pace fruerentur.
3Quærente autem me a consiliariis meis quomodo posset hoc impleri, unus qui sapientia et fide ceteros præcellebat, et erat post regem secundus, Aman nomine,
4indicavit mihi in toto orbe terrarum populum esse dispersum, qui novis uteretur legibus, et, contra omnium gentium consuetudinem faciens, regum jussa contemneret, et universarum concordiam nationum sua dissensione violaret.
5Quod cum didicissemus, videntes unam gentem rebellem adversus omne hominum genus perversis uti legibus, nostrisque jussionibus contraire, et turbare subjectarum nobis provinciarum pacem atque concordiam,
6jussimus ut quoscumque Aman, qui omnibus provinciis præpositus est et secundus a rege, et quem patris loco colimus, monstraverit, cum conjugibus ac liberis deleantur ab inimicis suis, nullusque eorum misereatur, quartadecima die duodecimi mensis Adar anni præsentis:
7ut nefarii homines uno die ad inferos descendentes, reddant imperio nostro pacem, quam turbaverant. Pergensque Mardochæus, fecit omnia quæ ei mandaverat Esther.
8Mardochæus autem deprecatus est Dominum, memor omnium operum ejus,
9et dixit: Domine, Domine rex omnipotens, in ditione enim tua cuncta sunt posita, et non est qui possit tuæ resistere voluntati, si decreveris salvare Israël.
10Tu fecisti cælum et terram, et quidquid cæli ambitu continetur.
11Dominus omnium es, nec est qui resistat majestati tuæ.
12Cuncta nosti, et scis quia non pro superbia et contumelia, et aliqua gloriæ cupiditate, fecerim hoc, ut non adorarem Aman superbissimum
13(libenter enim pro salute Israël etiam vestigia pedum ejus deosculari paratus essem),
14sed timui ne honorem Dei mei transferrem ad hominem, et ne quemquam adorarem, excepto Deo meo.
15Et nunc, Domine rex, Deus Abraham, miserere populi tui, quia volunt nos inimici nostri perdere, et hæreditatem tuam delere.
16Ne despicias partem tuam, quam redemisti tibi de Ægypto.
17Exaudi deprecationem meam, et propitius esto sorti et funiculo tuo, et converte luctum nostrum in gaudium, ut viventes laudemus nomen tuum, Domine: et ne claudas ora te canentium.
18Omnis quoque Israël pari mente et obsecratione clamavit ad Dominum, eo quod eis certa mors impenderet.
Douay-Rheims 1899
À propos de cette édition1And this was the copy of the letter: Artaxerxes the great king who reigneth from India to Ethiopia, to the princes and governors of the hundred and twenty-seven provinces, that are subject to his empire, greeting.
2Whereas I reigned over many nations, and had brought all the world under my dominion, I was not willing to abuse the greatness of my power, but to govern my subjects with clemency and lenity, that they might live quietly without any terror. and might enjoy peace, which is desired by all men.
3But when I asked my counsellors how this might be accomplished, one that excelled the rest in wisdom and fidelity, and was second after the king, Aman by name,
4Told me that there was a people scattered through the whole world, which used new laws, and acted against the customs of all nations, despised the commandments of kings, and violated by their opposition the concord of all nations.
5Wherefore having learned this, and seeing one nation in opposition to all mankind using perverse laws, and going against our commandments, and disturbing the peace and concord of the provinces subject to us,
6We have commanded that all whom Aman shall mark out, who is chief over all the provinces, and second after the king, and whom we honour as a father, shall be utterly destroyed by their enemies, with their wives and children, and that none shall have pity on them. on the fourteenth day of the twelfth month Adar of this present year:
7That these wicked men going down to hell in one day, may restore to our empire the peace which they had disturbed.
8But Mardochai besought the Lord, remembering all his works,
9And said: O Lord, Lord, almighty king, for all things are in thy power, and there is none that can resist thy will, if thou determine to save Israel.
10Thou hast made heaven and earth, and all things that are under the cope of heaven.
11Thou art Lord of all, and there is none that can resist thy majesty.
12Thou knowest all things, and thou knowest that it was not out of pride and contempt, or any desire of glory, that I refused to worship the proud Aman,
13(For I would willingly and readily for the salvation of Israel have kissed even the steps of his feet,)
14But I feared lest I should transfer the honour of my God to a man, and lest I should adore any one except my God.
15And now, O Lord, O king, O God of Abraham, have mercy on thy people, because our enemies resolve to destroy us, and extinguish thy inheritance.
16Despise not thy portion, which thou hast redeemed for thyself out of Egypt.
17Hear my supplication, and be merciful to thy lot and inheritance, and turn our mourning into joy, that we may live and praise thy name, O Lord, and shut not the mouths of them that sing to thee.
18And all Israel with like mind and supplication cried to the Lord, because they saw certain death hanging over their heads.